À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

« J’ai besoin de gagner du temps », « J’ai perdu trop de temps »… Nous passons une grande partie de notre vie à lutter contre le temps. Nous voulons le retenir, le ralentir, le gagner, le maîtriser… Nous redoutons ce qu’il emporte et oublions ce qu’il rend possible. Pourtant, sans le temps, il n’y aurait ni maturation psychique, ni transformation, ni histoire, ni véritable devenir. Certes, le temps nous limite et nous accompagne vers la mort, mais il est aussi la condition de notre construction intérieure. Je défends ici une idée à contre-courant de notre époque post-moderne : le temps n’est pas notre ennemi. Il est l’un de nos alliés les plus précieux, à condition d’arrêter de vouloir l’accélérer ou, au contraire, de chercher à le dépasser.

« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Saint Augustin (Les Confessions)
Dès les premières décennies de notre ère, Sénèque (De la brièveté de la vie) développait déjà l’idée selon laquelle la vie n’est pas courte en elle-même, mais le devient quand nous gaspillons le temps qui nous est imparti dans l’indolence et les futilités. Que notre vie soit perçue comme longue ou courte, qu’elle soit destinée à s’interrompre prématurément, le temps qu’elle couvre peut suffire à accomplir des œuvres utiles à travers de grandes et de petites choses, donnant ainsi du sens à notre existence, et à celle des autres.
Nous avons pourtant tendance à considérer ce dernier comme un ennemi, partant du principe que le temps qui s’écoule nous conduit inexorablement vers notre mort. Nous parlons du temps que nous perdons, du temps qui manque, du temps qui nous échappe, du temps qui nous vieillit. Nous cherchons à le gagner, à l’optimiser, à le rentabiliser, parfois à le ralentir même, et à en gommer les effets. Le temps est devenu une contrainte, une dette, une pression. Il faut aller vite, décider vite, comprendre vite, guérir vite, réussir vite. Même le repos doit désormais être efficace. Je pense pourtant que cette représentation du temps est une erreur anthropologique autant que psychologique.
Le temps n’est pas seulement ce qui nous éloigne de ce que nous avons été. Il nous rapproche de ce que nous pouvons devenir, et cette distinction nous oblige à sortir d’une conception purement quantitative du temps pour revenir à sa dimension existentielle. Dix ans d’une vie peuvent ne rien transformer chez un sujet qui répète indéfiniment les mêmes fonctionnements, tandis qu’une période relativement courte peut produire une véritable réorganisation intérieure lorsqu’elle est traversée par une expérience, une crise, une rencontre ou un travail d’introspection. Le temps psychique est tout à fait hors du temps, car il est vécu et employé différemment par chacun et ne dépend pas du temps chronologique.
Je ne souscris pas à l’idée selon laquelle le temps serait une illusion de l’esprit, car cette formule ne résout rien. Elle confond notre représentation du temps avec le problème ontologique du temps lui-même. Que notre perception du temps soit construite, transformée par notre état psychique ou différente de la réalité physique ne signifie pas que le temps n’existe pas. Nous savons que le temps n’est pas une donnée aussi simple que le sens commun le suppose, et nous aurions tort de croire que le temps s’écoule de manière identique pour tous. Cependant, cela ne le rend pas irréel, puisque nous sommes en mesure de l’observer et d’en ressentir les effets.
Le monde physique possède une histoire ; les systèmes évoluent. Les organismes naissent, se développent et meurent… Mais les indices qui nous permettent de comprendre la forme exacte du temps sont, à notre échelle, insuffisants – ou, peut-être, obscurs –, et c’est dans cet espace d’incertitude que la psychologie et la métaphysique ouvrent un espace de réflexion dense.
« Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier, quand il n’est plus. » Psaume 90,4
Dans notre expérience, nous distinguons spontanément le passé, le présent et le futur. Le passé n’est plus là (certains diront qu’il n’existe plus, mais qu’on ne peut pas non plus l’effacer). Le présent serait ce qui existe (là, tout de suite, maintenant, mais déjà plus une fois que j’aurai terminé d’écrire cette phrase). Le futur n’existerait pas encore (mais on peut s’y projeter, le prévoir, le préparer dès à présent). Dans une conception éterniste, les événements de l’espace-temps peuvent être considérés comme appartenant à une même structure quadridimensionnelle. Le présent ne serait donc pas nécessairement la seule réalité. De nombreuses autres conceptions existent, bien sûr. Le présentisme, par exemple, soutient que seul le présent existe réellement. Le bloc croissant[1] considère que le passé et le présent existent, tandis que le futur n’existe pas encore. La question reste ouverte, ce qui signifie que notre expérience subjective du temps ne doit pas être confondue avec la structure ultime de la réalité. On peut avancer que le temps est réel, et que notre manière de le représenter est probablement incomplète.
Le temps transforme l’humain et tout le reste, nous ne pouvons que nous en apercevoir. Nous en parlons pourtant comme d’une quantité que nous possédons alors que nous sommes probablement traversés, constitués, sinon portés par lui. Je ne suis pas uniquement ce que je suis aujourd’hui. Je suis aussi ce que j’ai été, ce que j’ai intégré de mon histoire, ce que j’ai vécu, ce que j’ai refoulé, ce que j’ai compris, ce que je n’ai pas encore compris, ce que je cherche à devenir. Mon identité n’est pas un objet posé quelque part dans ma psyché. Elle est une construction temporelle.
« Cette vie, telle que tu la vis actuellement et telle que tu l’as vécue, tu devras la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois. » Nietzsche, Le Gai Savoir, §341[2].
Un sujet humain ne se transforme pas uniquement par décision. Il se transforme par élaboration. Une expérience doit être vécue. Une représentation doit pouvoir se former. Une émotion doit pouvoir être reconnue. Un conflit doit pouvoir être pensé. Une perte doit pouvoir être élaborée. Une position subjective doit pouvoir se déplacer… Et tout cela demande du temps – en tout cas, une certaine durée.
Le temps de l’enfance est l’un des arguments les plus puissants contre une conception du temps comme simple ennemi. L’être humain naît dans un état d’inachèvement remarquable en comparaison avec les autres êtres vivants, il dépend longtemps de son environnement. Son cerveau met beaucoup de temps pour parvenir à maturation. Ses capacités cognitives, affectives, relationnelles et symboliques se construisent sur une période considérable. Ce temps de l’enfance n’est pas un défaut de fabrication, mais une condition de notre humanité.
L’enfant a besoin de temps pour apprendre à différer une satisfaction, pour comprendre que l’autre existe indépendamment de lui, pour apprendre à tolérer la frustration, pour développer son langage, pour organiser ses perceptions, pour construire des représentations internes, pour différencier progressivement désir, peur, réalité et fantasme. Il a besoin de tout ce temps pour devenir sujet. C’est essentiel parce que cela dit quelque chose que notre civilisation a tendance à oublier, à savoir que certaines transformations ne peuvent pas être accélérées sans être dénaturées. Nous pouvons accélérer une procédure, un calcul, un message. Mais nous ne pouvons pas commander à la maturation psychique d’aller plus vite. Le temps n’est donc pas ici un délai entre deux états : il est la condition même du passage d’un état à l’autre.
« Un jour auprès de ton Seigneur est comme mille ans de ce que vous comptez. » Coran, sourate 22,47 (Al-Hajj – Le Pèlerinage)
Aussi bien qu’il existe une distinction entre le temps humain et le temps divin, la clinique oblige à distinguer le temps chronologique du temps psychique. Un événement vieux de vingt ans peut rester psychiquement très actuel, nous le voyons tous les jours, tandis qu’un événement récent peut déjà être intégré. Une minute d’angoisse peut avoir la durée subjective d’une heure. Une période entière de vie peut être vécue dans une forme de suspension.
Le passé n’est donc pas nécessairement derrière nous. Il peut être présent sous forme de représentation, de réminiscence, de symptôme, de défense, de répétition, de croyance, de complexe ou de comportement. Cela ne signifie pas qu’il continue matériellement de se produire, plutôt qu’il continue à produire des effets psychiques, et le temps ne devient psychiquement transformateur que lorsqu’il rencontre un travail d’élaboration – dont la durée est purement subjective et individuelle.
Si chaque chose doit se faire en son temps, dire que « le temps fera son travail » est parfois une manière élégante de ne rien faire. Le temps offre une possibilité, il ouvre un champ des possibles – mais ne garantit rien. Il n’est pas une substance thérapeutique qui guérit automatiquement, car une blessure peut se chroniciser, un conflit, se rigidifier, et une répétition peut s’installer durablement.
De plus, je peux parfaitement admettre que le passé historique est irréversible tout en affirmant que le passé psychique peut être transformé. Ce qui signifie que, si je ne peux pas modifier ce qui s’est produit, je peux néanmoins modifier ce que cet événement signifie dans l’organisation de mon histoire et quelle place il occupe aujourd’hui dans ma vie. Par exemple, une expérience douloureuse peut rester douloureuse tout en cessant d’être déterminante. Ainsi, le travail psychique consiste à transformer le rapport à ce qui a eu lieu, c’est pourquoi la temporalité est si importante dans le travail analytique. Ce qui était vécu comme une fatalité peut devenir une histoire. Ce qui se répétait sans être compris peut devenir un objet de pensée et trouver un sens. La différenciation est cette opération essentielle qui est permise par le temps.
Notons un fait marquant : un sujet peut avancer chronologiquement tout en restant psychiquement au même endroit. Il peut changer de partenaire, changer de travail, changer d’environnement tout en restant au même endroit, à la même place. Il ne fait que déplacer sa manière d’entrer en lien, de gérer le conflit en reproduisant le même fonctionnement. Il faut alors qu’une expérience devienne représentable pour pouvoir être véritablement intégrée. Tant que le sujet répète sans comprendre, le temps n’est qu’une succession de répétition, un schéma qui ne fait que se reproduire encore et encore, avec un sentiment de perte. Quand il commence à penser ce qu’il répète, le temps devient un récit, une matière à travailler, donc un allié.
L’individuation jungienne, en ce sens, n’est pas une révélation soudaine de notre « vrai moi ». Elle est un processus de différenciation qui se réalise grâce au temps. La confrontation avec l’ombre, les projections, les complexes, les identifications et les contradictions internes demande une durée. Le sujet découvre progressivement ce qui lui appartient, ce qui a été projeté sur l’autre, ce qui a été imposé par son histoire et ce qu’il peut désormais choisir.
Puisque, par définition, le temps nous impose la limite, nous ne pouvons pas tout vivre. Nous ne pouvons pas être toutes les personnes que nous aurions pu être. Chacune de nos décisions ferme la porte à d’autres possibilités – tout en ouvrant d’autres voies – et cette dimension temporelle, bien que douloureuse, est aussi structurante. La finitude donne du poids aux choix. En effet, si tout était toujours disponible, rien n’aurait véritablement à être choisi. Si nous pouvions recommencer indéfiniment, la décision perdrait une partie de sa portée. La mort donne ainsi au temps une dimension existentielle qu’une société qui voudrait uniquement supprimer l’inconfort et la douleur aurait tort d’ignorer. La mort n’est pas un problème que la psychologie ni aucune science n’a à résoudre ; c’est une limite constitutive de l’existence humaine, ce qui devrait nous pousser à nous demander ce que l’on doit faire de notre vie et comment employer ce temps qui nous est imparti.
« Par le Temps ! L’homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance. » Coran, sourate 103, 1-3 (Al-‘Asr – Le Temps)
Pour approfondir encore plus cette question, on peut l’aborder à travers les dimensions métaphysiques et eschatologiques, dans la mesure où les religions nous parlent du temps, ce qui a permis aux civilisations non seulement de le mesurer, mais également de lui donner un sens. Elles ont raconté des commencements et des fins. Elles ont créé des calendriers, des rites, des fêtes, des cérémonies de naissance, d’initiation, de mariage et de mort. Elles ont inscrit l’existence individuelle dans des temporalités collectives beaucoup plus vastes que les individus.
À ce propos, la notion de « fin des temps » est particulièrement révélatrice, puisqu’elle montre que le temps peut être pensé non seulement comme une succession d’événements, de cycles, mais aussi comme une histoire orientée vers un accomplissement. Précisons que, dans la perspective eschatologique, la fin n’est pas simplement l’arrêt du temps. Elle peut représenter le dévoilement du sens ultime de l’histoire, le jugement, la transformation, l’accomplissement, ce qui a eu une importance considérable dans la constitution des civilisations. Une civilisation ne vit pas seulement dans un espace donné. Elle vit aussi dans une représentation de son passé, de son présent et de son avenir qui fait partie de ses piliers fondateurs. Ces dimensions ne peuvent pas être réduites à des superstitions primitives. Même quand nous ne partageons aucune croyance religieuse, nous devons reconnaître la puissance anthropologique de la question eschatologique : une vie humaine peut-elle avoir un sens si elle n’est pensée que comme une succession de moments sans direction ? Je ne prétends évidemment pas répondre ici à la question métaphysique de l’existence d’une fin des temps. Je ne fais que constater que l’être humain a besoin de situer son existence dans un horizon temporel qui dépasse l’instant présent.
Des points de vue matérialiste et quantitatif, considérer que « le temps, c’est de l’argent » révèle l’un de nos problèmes contemporains : nous avons converti le temps en unité économique. Une heure vaut quelque chose. Une minute doit être productive. Une journée doit être optimisée. C’est aussi une mesure de la valeur d’un individu, qui doit employer son temps pour produire des richesses qui ne lui reviendront même pas in fine – quoiqu’il sera indemnisé d’un salaire plus ou moins satisfaisant pour continuer à offrir son temps chaque jour et se donner l’impression d’être ainsi utile. C’est notre manière de donner de la valeur à notre existence. Notre société supporte difficilement les temps qui ne produisent rien de mesurable.
Pourtant, une grande partie de notre construction psychique se produit précisément dans ces espaces qui échappent à la rentabilité. Prendre le temps de jouer, de penser, de se recentrer, d’être en lien, de créer, de ne rien dire ou ne rien faire… ne constitue pas nécessairement du temps perdu. Ce peut être aussi du temps de valeur. La confusion entre production et création produit une relation pathologique au temps, puisque chaque minute doit être utile, nous finissons par considérer notre propre existence comme une entreprise à optimiser. C’est donc de cette manière que nous sommes désormais considérés et valorisés. Je ne crois pas que l’être humain puisse vivre durablement de cette façon sans payer un prix psychique.
« Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté. » Ecclésiaste 3,1-2
Patience. Prendre le temps ne signifie pas attendre, et c’est là un point important, selon moi. Il y a des choses qui ont besoin de mûrir, mais il y a aussi des décisions qui doivent être prises, ce qui distingue la passivité de l’activité, mais on peut aussi prendre le temps avant d’agir. Les actions précipitées ne font que masquer notre incapacité à supporter l’incertitude et la maturité psychique consiste justement à différencier les situations dans lesquelles le temps ne doit pas être précipité. La pensée stoïcienne, par exemple, nous invite à comprendre que nous pouvons agir sur ce qui dépend de nous, pas sur ce qui n’en dépend pas. De la même façon, nous devons accepter que certaines transformations prennent une durée qui ne se négocie pas. Cette position ne relève ni de la résignation ni de la passivité. Elle demande au contraire une forme élevée de responsabilité : savoir ce qui relève de notre action et ce qui relève du temps.
Le temps nous donne un espace de liberté et de responsabilité entre ce qui nous arrive et ce que nous en faisons. Nous sommes en partie déterminés par une histoire, mais nous ne sommes pas réduits à cette histoire. Nous avons reçu un corps, une famille, une époque, des conditions sociales, des qualités, un tempérament, une histoire affective et des dispositions psychiques. Nous ne semblons pas avoir choisi le point de départ[3] ni les cartes qui nous ont été distribuées, mais nous pouvons réfléchir à la manière de les jouer et orienter notre existence.
Il ne s’agit donc pas tant de savoir comment gagner du temps que de savoir comment l’employer et le mettre à profit. Savoir user du temps signifie accepter que toute chose possède une durée propre, que ce soit une expérience, une œuvre, une vie ou encore un cycle – humain comme cosmique. De ce fait, certaines questions doivent rester ouvertes suffisamment longtemps pour produire leur propre réponse et certaines vérités ne peuvent être comprises qu’après avoir été éprouvées. Nous pouvons choisir de voir le temps plus comme un processus (de transformation, de création, de maturation) que comme une durée limitée. Il nous donne la possibilité de modifier le rapport que nous entretenons au monde et à notre histoire, c’est pourquoi il est avant tout un allié. Il n’y a aucune raison de lutter contre lui.
En revanche, il nous oblige à faire quelque chose de beaucoup plus exigeant : accepter d’être un être temporel et comprendre que toute existence humaine se déploie entre une origine (un avant) et une fin (ou un après) que nous ne maîtrisons pas complètement.
[1] La théorie du bloc croissant, selon laquelle le passé existe (les événements qui ont déjà eu lieu font partie de la réalité), le présent existe (c’est ce qui se passe actuellement), mais le futur n’existe pas encore (les événements futurs ne sont pas encore réels, puisqu’ils ne se sont pas produits), part du principe que la réalité s’agrandit au fur et à mesure que le temps passe : le passé s’accumule, tandis que le présent devient ensuite du passé. Elle s’écarte ainsi de la conception éterniste de l’« univers-bloc », autrement appelée « éternalisme », qui considère que passé, présent et futur existent tous de la même manière.
[2] Au sujet de l’idée de l’éternel retour, Nietszche ne se contente pas de demander ce que l’on peut faire du temps nous est imparti, mais si on souhaiterait en revivre chaque instant s’il devait revenir éternellement.
[3] Selon certaines conceptions, cette affirmation peut toutefois se discuter.
Notes :
Les grandes conceptions philosophiques du temps
Temps absolu – Newton : le temps s’écoule uniformément, indépendamment des événements et des observateurs.
Temps relationnel – Leibniz : le temps n’existe pas indépendamment des événements ; il exprime essentiellement leurs relations d’ordre et de durée.
Présentisme : seul le présent existe réellement ; passé et futur n’existent plus/pas encore.
Éternalisme : passé, présent et futur existent tous ; l’Univers peut être considéré comme un « bloc » spatio-temporel.
Univers-bloc/B-théorie du temps : la distinction passé-présent-futur est davantage une propriété de notre perspective qu’une propriété fondamentale du monde.
Théorie A du temps : passé, présent et futur ont des propriétés temporelles objectives comme « passé », « présent » et « futur ».
Growing Block Universe : passé et présent existent, mais le futur n’existe pas encore.
Moving Spotlight : passé, présent et futur existent, mais un « maintenant » objectif se déplace à travers eux.
Relationnalisme temporel : le temps émerge des relations entre les systèmes physiques plutôt que d’être une substance indépendante.



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