Éco-anxiété : entre détresse psychologique, injonctions contradictoires et sentiment de trahison collective
- Alice Telecher

- 22 mai
- 12 min de lecture
L’éco-anxiété est devenue en quelques années un véritable phénomène social. Longtemps cantonnée à la sphère militantiste ou à une vague inquiétude face à l’avenir climatique, elle fait aujourd’hui l’objet d’une véritable détresse psychologique pouvant affecter profondément la santé mentale. Le rapport de l’ADEME de 2025, « Éco-anxiété en France », la définit comme une « détresse psychologique (mal-être) découlant des inquiétudes face à la crise environnementale[1] ». Selon cette étude, cette souffrance n’est plus marginale, puisque 10 % des Français présenteraient une forme forte à très forte d’éco-anxiété, tandis que 15 % se situeraient dans une zone de bascule psychologique où les premiers symptômes deviennent chroniques.

Mais l’éco-anxiété ne peut être comprise uniquement comme la conséquence rationnelle d’une conscience écologique accrue. Elle s’inscrit aussi dans un contexte social et politique profondément contradictoire, au cœur duquel les citoyens sont soumis à des discours permanents sur l’urgence climatique, la responsabilité individuelle, la nécessité de « faire des efforts », de « changer leurs comportements », de « réduire leur empreinte carbone », tout en observant simultanément l’absence de transformations structurelles proportionnelles à la gravité des discours tenus. Cette contradiction permanente produit un climat psychologique particulier, à l’origine de différentes formes de culpabilité, de colère, d’impuissance, d’un sentiment d’abandon, d’une fatigue morale persistante et, parfois, de véritables décompensations psychiques ou, comme on peut l’entendre en ce moment, d’un « burnout climatique ».
Contrairement à la solastalgie, cette souffrance existentielle liée à une prise de conscience d’une urgence écologique, comme l’idée du réchauffement climatique, l’éco-anxiété n’est pas encore considérée comme une pathologie, plutôt comme une réaction émotionnelle « normale ». Néanmoins, elle constitue non seulement un phénomène psychologique individuel qui prend, lui aussi, la forme d’une détresse psychique, dont l’intensité évolue sur un continuum, mais également un symptôme collectif d’une société traversée par des injonctions paradoxales.
La pression constante des discours publics et médiatiques
De la même manière qu’on se doit d’être féministe, on se doit d’être écolo, de s’informer à ce sujet et d’agir en conséquence, car l’avenir de la planète est en jeu. L’un des éléments centraux de l’éco-anxiété contemporaine réside dans l’omniprésence des messages alarmants diffusés par les gouvernements, les médias et les institutions. Les catastrophes climatiques, les projections scientifiques, les données statistiques, les annonces de pénuries, les images d’incendies géants, de sécheresses ou d’inondations envahissent l’espace informationnel. Les questions environnementales s’immiscent jusque dans les stratégies marketing : alimentation, cosmétiques, mode, électroménager, immobilier… pour devenir à la fois des critères d’adaptabilité des marques et des entreprises « éco-responsables », et des garanties de qualité. Ils induisent, par ailleurs, l’idée pour le consommateur qu’il peut continuer à consommer sans restriction tout en adoptant, lui, des comportements responsables, et inoffensifs pour l’environnement et pour leur santé, et ainsi échapper au blâme et autres formes de culpabilité. Le rapport de l’ADEME souligne en outre que les médias jouent un rôle croissant dans la diffusion du phénomène : « Les médias (exponentiellement depuis 2021) […] se font l’écho de ce phénomène qui semble prendre une ampleur qui s’accentue.[2] »
Cette exposition permanente à des informations anxiogènes agit comme un stress chronique, alimenté par une surcharge mentale écologique. Les individus ne sont plus confrontés à une menace ponctuelle, mais à une projection continue d’un avenir catastrophique. Dans ce contexte, l’anxiété cesse d’être une réaction transitoire pour devenir un état psychique durable. Le Baromètre GreenFlex-ADEME 2023[3] révèle ainsi que 60 % des Français se déclarent « inquiets » face à l’avenir de la planète et considèrent qu’« il est urgent d’agir ». Par ailleurs, 84 % des personnes interrogées se disent inquiètes de « l’impact du dérèglement climatique sur la santé humaine ».
Cette inquiétude permanente est renforcée par un discours moral croissant autour des comportements individuels potentiellement écocidaires : la façon de consommer, de se déplacer, de s’alimenter, de se laver, de se chauffer, ou encore de se divertir devient un objet d’évaluation morale. Chaque action du quotidien semble susceptible d’être jugée à l’aune de son impact écologique – tout comme le simple fait de respirer libère du CO2 – et le citoyen moderne doit symboliquement porter une part de responsabilité dans ce qui lui est présenté comme une crise mondiale, et qui le dépasse largement.
La fabrication sociale de la culpabilité écologique
La culpabilisation constitue l’un des mécanismes psychologiques centraux du phénomène. Les discours institutionnels tendent fréquemment à individualiser la responsabilité climatique : trier scrupuleusement ses déchets, réduire ses déplacements ou changer ses modes de transport, limiter sa consommation de viande, éviter d’effectuer certains achats, réduire sa consommation énergétique ou d’eau…, tandis qu’au niveau industriel, aucun changement n’est réellement imposé dans les comportements ni dans les modes de production. De plus, cette responsabilité ne semble pas être portée par les personnes qui nous gouvernent, et qui rappellent la liste d’efforts qu’il nous faut fournir tout en légiférant de manière soi-disant préventive (comme les dizaines de taxes environnementales qui sont appliquées en France[4]).
De ce fait, la crise écologique, liée à des systèmes industriels, économiques et géopolitiques complexes, est progressivement transformée en problème comportemental individuel, et le concept d’« empreinte carbone » illustre parfaitement ce phénomène. Popularisé dans les années 2000 par le groupe pétrolier BP[5], il a contribué à faire porter sur les individus la responsabilité principale des émissions de gaz à effet de serre. Cette logique psychologique est particulièrement efficace : elle contraint chaque citoyen à se surveiller lui-même. Cependant, comme nous venons de le souligner, le problème ne réside pas dans l’idée de responsabilité individuelle en tant que telle, mais dans le déséquilibre massif entre les efforts demandés aux citoyens et l’ampleur des responsabilités des grandes industries et des États, et cette situation nourrit un sentiment d’impuissance particulièrement toxique ; l’individu a le devoir moral d’agir, alors qu’il ne possède pas réellement le pouvoir de modifier les causes profondes du problème.
Le rapport GreenFlex-ADEME montre que cette pression produit un épuisement psychique important : 73 % des Français déclarent qu’« il est fatigant de devoir chercher ce qui est responsable et ce qui ne l’est pas afin de faire les bons choix[6] ». Cet épuisement traduit une tension cognitive permanente, puisque chaque décision quotidienne devient potentiellement anxiogène.
Injonctions paradoxales et dissonance cognitive
Le concept d’injonction paradoxale, développé notamment dans les travaux de Gregory Bateson sur la double contrainte, désigne une situation dans laquelle un individu reçoit deux messages contradictoires impossibles à satisfaire simultanément, le plaçant inévitablement en situation d’échec. Dans le domaine écologique, cette dynamique est omniprésente : les gouvernements exhortent les citoyens à modifier leur comportement et à réduire leur consommation, tout en maintenant un modèle économique fondé sur la croissance et la surconsommation. Ils appellent, par exemple, à limiter les déplacements tout en soutenant des infrastructures massivement carbonées. Ils demandent des sacrifices individuels tout en autorisant ou subventionnant des activités industrielles hautement polluantes. Le citoyen reçoit alors un message implicite profondément déstabilisant, celui d’agir immédiatement pour sauver la planète, tandis que le système économique global continuera à fonctionner comme d’habitude.
Cette contradiction produit une dissonance cognitive intense, cet état de tension psychique provoqué par la coexistence de croyances, d’informations ou de comportements incompatibles (Leon Festinger). Or, l’éco-anxiété contemporaine repose précisément sur ce type de conflit intérieur, car la catastrophe est présentée comme imminente et l’action individuelle comme essentielle, alors que les structures collectives semblent demeurer largement inchangées. L’individu se retrouve alors enfermé dans une logique psychique impossible, celle de ressentir l’urgence tout en constatant une forme d’inertie générale.
Répression et limitation des tentatives d’adaptation citoyenne
Cette dissonance devient encore plus forte lorsque certaines initiatives d’adaptation ou de contestation citoyenne sont marginalisées, entravées ou réprimées. De nombreux citoyens tentent de modifier profondément leur mode de vie, au moyen d’une autonomie alimentaire, d’une sobriété énergétique, en réduisant, par exemple, le chauffage, en créant des habitats alternatifs, ou encore à travers un militantisme écologique ou une désobéissance civile. Pourtant, ces démarches se heurtent le plus souvent à des obstacles administratifs, économiques ou juridiques. Psychologiquement, cette situation est particulièrement délétère. Elle envoie un signal contradictoire : les citoyens doivent s’adapter, mais certaines formes concrètes d’adaptation deviennent suspectes ou empêchées légalement. Le sujet peut alors éprouver un sentiment d’étouffement psychique ; d’une part, il comprend la gravité des enjeux, il cherche à agir pour limiter son impact nocif sur l’environnement, plie parfois sous les pressions, mais les cadres sociaux et institutionnels limitent son pouvoir d’action réel.
Cette impossibilité d’agir efficacement constitue un facteur majeur d’aggravation de l’éco-anxiété. Le rapport de l’ADEME rappelle d’ailleurs que l’éco-anxiété peut évoluer défavorablement si elle se chronicise ou s’intensifie et que rien n’est fait pour l’enrayer. Soulignons que, dans certains cas, cette chronicisation peut conduire à des troubles sévères. L’étude évoque ainsi qu’environ 420 000 Français présentent un risque de bascule vers des psychopathologies réactionnelles, telles que la dépression ou les troubles graves anxieux.
L’erreur fondamentale d’attribution
L’analyse psychologique de l’éco-anxiété révèle un autre mécanisme central dans sa perception sociale, celui de l’erreur fondamentale d’attribution. En psychologie sociale, cette notion désigne la tendance à expliquer les comportements individuels principalement par des caractéristiques personnelles – la personnalité, la morale, la volonté – plutôt que par des contraintes contextuelles ou structurelles. Dans le domaine qui nous occupe ici, à savoir l’écologie, cette erreur est une constante. Les comportements écologiques « insuffisants » peuvent être interprétés comme une preuve d’égoïsme, de paresse et même d’irresponsabilité morale, interprétation qui fait souvent fi des contraintes matérielles, économiques et sociales réelles auxquelles les individus sont confrontés. Ainsi, un citoyen qui utilise sa voiture peut être jugé socialement comme égoïste, quand bien même ce serait là son seul moyen de locomotion. Une personne qui consomme des produits industriels, non bio, ou qui ne sont pas issus des circuits courts peut être jugée irresponsable, alors que son budget ne lui permet pas d’acheter « responsable ». Cette logique génère une forte culpabilité et renforce les tensions sociales autour des comportements et des discours écologiques.
L’erreur fondamentale d’attribution favorise également l’incompréhension, voire l’opposition, entre groupes sociaux. Les individus les plus engagés écologiquement peuvent considérer les autres comme moralement déficients, nuisibles à la planète, tandis que ceux qui se sentent pointés du doigt développent des réactions défensives de rejet ou d’hostilité. Le débat écologique cesse alors d’être uniquement politique ou scientifique pour devenir identitaire et moral.
Le ton pédagogique, normatif et moralisateur des discours institutionnels, qui parlent d’« apprendre les bons gestes », de « modifier les comportements », d’« éduquer les citoyens », produit là encore un effet paradoxal. Au lieu de renforcer, chez les citoyens, un sentiment d’autonomie et de responsabilité en tant qu’adultes, ces discours provoquent un sentiment de dépossession, d’infantilisation et de mépris à peine voilé. Le citoyen peut être partagé entre le sentiment d’être constamment surveillé, d’être rendu responsable de problèmes qui le dépassent, d’être jugé moralement (quand il n’est pas puni légalement), le tout sans disposer d’un réel pouvoir décisionnel sur les grandes orientations collectives. Cette asymétrie dans la communication nourrit sourdement une colère et du ressentiment. Le Baromètre GreenFlex-ADEME montre d’ailleurs l’existence de profils explicitement « agacés » par la consommation responsable. Chez certains, cette lassitude reflète moins un rejet des enjeux environnementaux qu’un rejet des modalités psychologiques de la pression exercée.
De lobbying[7] en greenwashing
Derrière les éco-gestes, une « stratégie simple et éprouvée : nous faire croire que l’origine du problème n’est pas le plastique en lui-même, mais le fait qu’il soit jeté[8] », précise la spécialiste Garance Bazin. L’idée est née en 1971, quand Coca-Cola a cessé l’usage de bouteilles en verre pour se tourner vers celles en plastique, à usage unique. La même année, son célèbre spot publicitaire diffusait en boucle la phrase « People start pollution. People can stop it[9] », pointant directement le consommateur.
Depuis, cet « enfumage » continue avec les campagnes de sensibilisation anti-déchets organisées chaque année par Gestes Propres, à l’initiative de l’ONG Progrès et Environnement, créée sous le contrôle des industriels en 1971, afin que les citoyens adoptent les éco-gestes. Ces campagnes Gestes Propres sont financées par des entreprises telles que Coca-Cola (premier pollueur plastique mondial), Nestlé, Danone ou encore Total… Autant d’entreprises qui fabriquent et/ou utilisent des emballages plastiques, sur lesquels on retrouve l’incontournable logo point vert, un label de l’entreprise lobbyiste Citeo auprès de laquelle ces entreprises versent des cotisations – cotisations qui servent notamment au financement de la campagne Gestes Propres. Ce qui nous donne une double lecture de ce logo, qui peut se traduire par le recyclage des déchets, ou par celui de l’argent qui revient à son point de départ. Ainsi, le consommateur est averti que son emballage est recyclable, et que c’est à lui que revient la responsabilité du destin de ses déchets, à condition de les jeter dans la bonne poubelle, tandis que, dans le même temps, les industriels agissent en véritables « écocidaires capitalistes » qui ne se voient opposer aucune sanction de la part des États complices et inertes face aux désastres écologiques et sanitaires ordinaires[10].
Un sentiment d’abandon et de trahison
Par conséquent, l’éco-anxiété contemporaine est aussi traversée par un sentiment profond de trahison institutionnelle, en ce sens que de nombreux citoyens perçoivent de plus en plus un écart croissant entre les discours politiques, les engagements climatiques affichés, les directives européennes et les actions effectivement mises en œuvre, et cette incohérence fragilise la confiance collective. Le sujet éco-anxieux ne souffre pas uniquement de la peur de l’avenir au regard d’un changement climatique : il souffre également de la perception d’une incapacité institutionnelle à répondre de manière cohérente à cette menace tout en faisant peser sur lui les conséquences environnementales qui en découlent (ou pourraient en découler). La confiance étant évidemment un facteur majeur de stabilité psychologique collective, son effondrement favorise l’émergence du sentiment d’être abandonné par ceux qui font la promesse de soutenir, d’une certaine forme de cynisme et d’impuissance apprise – cet état psychologique dans lequel l’individu cesse progressivement d’agir parce qu’il perçoit ses efforts comme inutiles (Martin Seligman). Cette dynamique apparaît clairement dans certaines formes d’éco-anxiété sévère. Le rapport de l’ADEME décrit ainsi des profils « éco-effrayés » ou « éco-terrifiés » présentant divers symptômes, tels que l’épuisement psychique, l’isolement social, des troubles du sommeil, une perte de perspective, ainsi que des idées noires ou suicidaires.
L’éco-anxiété : symptôme d’une crise de cohérence collective
Helen Jalin, dans sa thèse sur l’éco-anxiété (2025)[11], met précisément en lumière cette dimension psychosociale de l’éco-anxiété. Elle explique que la souffrance ne provient pas uniquement des catastrophes environnementales, mais aussi de la difficulté à maintenir une cohérence psychique dans un environnement social saturé de contradictions, et que, par conséquent, l’éco-anxiété naît moins d’une peur irrationnelle que d’une confrontation permanente entre la conscience des risques écologiques et l’absence de réponses collectives à la hauteur des enjeux.
Cette absence de cohérence sociale fragilise profondément les individus déjà plus sensibles aux enjeux environnementaux, devenant ainsi les récepteurs psychiques d’une contradiction collective plus vaste. L’éco-anxiété apparaît alors comme le révélateur d’une crise civilisationnelle empreinte d’une perte de sens, de celle du pouvoir d’agir, et d’une incohérence entre les discours et la réalité.
Le contexte contemporain renforce d’autant plus ce phénomène, faisant planer sur notre société des menaces diffuses et permanentes sous forme d’une multiplicité de crises à la fois climatique, économique, énergétique, géopolitique et sanitaire ! De ce fait, l’éco-anxiété se combine à d’autres formes d’anxiété sociale déjà présentes, et cette accumulation favorise un état permanent de vigilance psychique chronique. Le rapport de l’ADEME insiste sur le fait que l’éco-anxiété s’inscrit dans un continuum allant du simple stress jusqu’à des formes susceptibles d’altérer durablement la santé mentale.
Les chiffres présentés par l’étude sont particulièrement révélateurs : 75 % des Français présentent peu ou pas de symptômes ; 15 % sont dans une zone de bascule ; 10 % présentent déjà des formes menaçant la santé mentale, démontrant ainsi que l’éco-anxiété n’est plus un phénomène marginal, mais un indicateur de fragilisation psychologique collective au sens large.
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L’éco-anxiété constitue un phénomène psychologique profondément enraciné dans les contradictions sociales, politiques et culturelles contemporaines. L’exposition constante des citoyens à des pressions morales, émotionnelles et médiatiques, le fait qu’ils doivent simultanément modifier leur perception et leurs comportements, porter une responsabilité individuelle à croissance exponentielle tout en observant l’inadéquation des réponses structurelles apportées par les institutions et les grands acteurs économiques produit immanquablement une dissonance cognitive majeure au sein de la population. L’éco-anxiété devient alors le symptôme psychique d’un monde perçu comme incohérent, où l’on exige des individus qu’ils résolvent, à travers leurs comportements personnels, des crises systémiques qu’ils ne contrôlent pas réellement, et qu’ils adhèrent, sans possibilité d’interroger, à des théories de l’effondrement sans véritablement pouvoir vérifier par eux-mêmes leurs fondements.
Dans ce contexte, la colère, la culpabilité, l’impuissance, le sentiment d’abandon, l’infantilisation et l’insécurité psychologique apparaissent moins comme des réactions irrationnelles que comme les conséquences logiques d’une tension permanente nourrie par des discours alarmistes et des injonctions contradictoires.
[1] Sutter, P.-E., Chamberlin S. & Messmer L., « Éco-anxiété en France » (étude 2025), ADEME, p. 3.
[2] Sutter, P.-E., Chamberlin S. & Messmer L., « Éco-anxiété en France » (étude 2025), ADEME, p. 8.
[3] « La santé globale, moteur de la consommation responsable ? », Baromètre GreenFlex-ADEME de la consommation responsable 2023.
[4] « Combien rapportent les taxes environnementales ? », Commissariat général au développement durable, 26 février 2026. https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/combien-rapportent-les-taxes-environnementales
[5] Pam REYNOLDS, « La vérité sur l’empreinte carbone », un article du Conservation Law Foundation du 5 mai 2025 qui nous explique comment « les calculateurs d'empreintes carbone vous font culpabiliser tout en exonérant les entreprises de combustibles de confusions responsabilité. » Disponible en anglais sur https://www-clf-org.translate.goog/blog/the-truth-about-carbon-footprints/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq
[6] p. 5.
[7] « Comment les lobbies des emballages se cachent derrière des associations anti-déchets pour éviter des solutions plus radicales », publié le 11 septembre 2018 sur multinationales.org. https://multinationales.org/fr/a-chaud/actualites/comment-les-lobbies-des-emballages-se-cachent-derriere-des-associations-anti
[8] « Fatigués des éco-gestes ? C’est tout à fait normal. Des 70 s aux JOP de Paris : 50 ans de culpabilisation. Carte blanche à Garance Bazin », 11 avril 2025. Disponible sur https://ventdebout.kessel.media/posts/pst_2d04627b33064a9d91473ca74f2f6cd1/fatigues-des-eco-gestes-cest-tout-a-fait-normal-des-70s-aux-jop-de-paris-50-ans-de-culpabilisation-carte-blanche-a-garance-bazin
[9] « Keep America Beautiful : The Crying Indian ». https://www.youtube.com/watch?v=h0sxwGlTLWw
[10] En juin 2022, Mediapart et l’ONG BLOOM ont révélé une fraude massive aux subventions européennes destinées au secteur de la pêche. Leur enquête montrait que plus de 95 % des navires néerlandais ayant bénéficié des aides européennes liées au Covid-19 ne respectaient pas les critères d’attribution, avec la complicité des autorités néerlandaises et dans un contexte plus large de favoritisme envers la pêche industrielle au détriment de la pêche artisanale. https://bloomassociation.org/mediapart-fraude-subventions-covid/
[11] Helen JALIN, L’éco-anxiété : trajectoires psychologiques et liens avec l’engagement écologique, Psychologie, Nantes Université, 2025. https://theses.hal.science/tel-05319556v1



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